{"id":1010,"date":"2013-11-06T21:53:02","date_gmt":"2013-11-06T20:53:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lepennec.org\/partons\/?p=1010"},"modified":"2013-11-06T21:53:02","modified_gmt":"2013-11-06T20:53:02","slug":"a-ta-turque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/a-ta-turque\/","title":{"rendered":"A ta turque"},"content":{"rendered":"<p>Nous avons pass\u00e9 la fronti\u00e8re turque samedi 26 octobre, en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi. Non sans \u00e9motion. Il faisait un temps magnifique, presque trop chaud pendant les 10 km de mont\u00e9e qui nous ont men\u00e9s au poste. Le froid et la neige que nous redoutions pour une fin octobre n&rsquo;\u00e9taient que fantasmes et appr\u00e9hension. Certes, les feuilles tomb\u00e9es au sol et l&rsquo;air frais \u00e0 l&rsquo;ombre nous rappellent que nous sommes bel et bien en automne, mais le temps est splendide et encore tr\u00e8s doux pour cette p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Le douanier turc a tamponn\u00e9 nos passeports rapidement sans nous poser de question, un peu int\u00e9ress\u00e9 tout de m\u00eame par notre attelage. \u00ab\u00a0Ohhhh\u00a0! Difficult\u00a0! Mountains\u00a0\u00bb nous a-t-il lanc\u00e9 en apprenant que nous allions \u00e0 Istanbul. Des montagnes nous savons que nous allons en croiser des belles en Turquie. On nous l&rsquo;a souvent dit. Nous sommes donc un peu pr\u00e9par\u00e9s. Ce que nous n&rsquo;attendions pas cependant c&rsquo;\u00e9tait de tomber sur une superbe route juste apr\u00e8s le poste-fronti\u00e8re. Une v\u00e9ritable piste de course sans voiture. Certes bien montagneuse, mais lisse comme de la peau de b\u00e9b\u00e9 et munie d&rsquo;un v\u00e9ritable accotement. Nous aurions pu en pleurer de joie si nous \u00e9tions plus \u00e9motifs. Je n&rsquo;ai malheureusement pas pu profiter d&rsquo;un des grands plaisirs du voyage \u00e0 v\u00e9lo,\u00a0et descendre \u00e0 toute vitesse cette belle route droite sans freiner, les oreilles dans le vent. La jante de ma roue avant \u00e9tant bien ab\u00eem\u00e9e, je n&rsquo;avais pas trop envie de faire un vol plan\u00e9 \u00e0 50 km\/h. J&rsquo;ai donc pris mon mal en patience et scrupuleusement respect\u00e9 notre organisation spatiale\u00a0; Ronan devant et moi derri\u00e8re, ne risquant pas de me faire passer dessus par un v\u00e9lo ET un chariot si je finissais sur la chauss\u00e9e.<\/p>\n<p><b>La visite<\/b><br \/>\nHeureusement, mon bapt\u00eame de vol libre n&rsquo;a pas eu lieu et l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement traumatique de la semaine a \u00e9t\u00e9 tout autre. Il s&rsquo;est produit samedi soir, sur notre premier endroit de camping sauvage turc, en pleine for\u00eat, \u00e0 une douzaine de kilom\u00e8tres du village le plus proche. La nuit \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien tomb\u00e9e, mais nous venions juste de rentrer dans la tente. Alors que j&rsquo;\u00e9tais en train de faire t\u00e9ter Yana\u00ebl pour l&rsquo;endormir, je commence \u00e0 attendre un bruit de feuilles suspect. Le bruit s&rsquo;amplifie et semble se concentrer vers le chariot. Je donne un coup de coude \u00e0 Ronan.<\/p>\n<p>&#8211; T&rsquo;as entendu\u00a0le bruit?<br \/>\n&#8211; Oui<br \/>\n&#8211; Tu penses que c&rsquo;est quoi\u00a0?<br \/>\n&#8211; Je sais pas<br \/>\n&#8211; T&rsquo;as laiss\u00e9 un sac dehors\u00a0?<br \/>\n&#8211; Non<br \/>\n&#8211; Mais on dirait qu&rsquo;il essaie d&rsquo;attraper quelque chose&#8230;<\/p>\n<p>Depuis que nous dormons dans des zones plus sauvages, nous prenons habituellement soin de mettre la sacoche avec la nourriture dans le chariot ferm\u00e9, souvent accompagn\u00e9 du sac-poubelle. Par contre, comme nous sommes plut\u00f4t paresseux et souvent tardifs dans notre repas du soir, nous disposons notre casserole et nos assiettes sales sous le chariot, en attendant de faire la vaisselle le matin s&rsquo;il nous reste assez d&rsquo;eau. Nous n&rsquo;avons jamais eu de probl\u00e8me ni de visite jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour. Les animaux se manifestent quelques fois de loin. Nous avons plusieurs fois entendu des aboiements de chevreuils ou des cris de renards durant la nuit, mais jamais de bruits autour de la tente. La b\u00eate sauvage du moment semblait donc en vouloir \u00e0 un sac ou \u00e0 la casserole, mais c&rsquo;\u00e9tait difficile de savoir exactement quoi. Elouan, tout \u00e0 fait alerte, s&rsquo;est mis \u00e0 s&rsquo;inqui\u00e9ter aussi\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; C&rsquo;est quoi&#8230; c&rsquo;eeest quoooooiiiiii\u00a0!!!!!!<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est rien t&rsquo;en fait pas, c&rsquo;est juste un animal&#8230;.<br \/>\n&#8211; Oui mais c&rsquo;eeeeeest quoooooooiiii\u00a0!!<br \/>\n&#8211; Je sais pas, \u00e7a doit \u00eatre un renard. T&rsquo;inqui\u00e8te pas\u00a0!<br \/>\n&#8211; J&rsquo;ai peur\u00a0! J&rsquo;aaaaaiiiiii peeeeuuuuuur\u00a0! J&rsquo;aaaaaaiiiiii peeeeeeuuuuuuur\u00a0!<br \/>\n&#8211; Mais non, mais non arr\u00eate, t&rsquo;en fais pas, Papa va arranger \u00e7a\u00a0!<\/p>\n<p>Et l\u00e0 deuxi\u00e8me coup de coude \u00e0 Ronan. Mais Ronan, peu pr\u00e9occup\u00e9, n&rsquo;avait pas l&rsquo;intention de bouger de son sac de couchage. Alors Elouan du haut de son petit courage s&rsquo;est mis \u00e0 crier dans la tente pour faire fuir ledit animal. Silence. Nous avons attendu de voir si la tactique avait fonctionn\u00e9. Il semblait que non. J&rsquo;en ai remis une couche pour supporter Elouan et ensemble nous avons lan\u00e7ons des cris de b\u00eates. Pas idiot le renard&#8230; Il continuait \u00e0 fricoter sans g\u00eane. J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;agir avant que l&rsquo;intrus nous vole notre casserole. J&rsquo;ai pos\u00e9 Yana\u00ebl presque endormi et attrap\u00e9 la lampe frontale. Je voulais quand m\u00eame essayer de voir ce que c&rsquo;\u00e9tait. Heureusement pour moi, Yana\u00ebl a commenc\u00e9 \u00e0 pleurer, je l&rsquo;ai repris rapidement avant de donner un troisi\u00e8me coup de coude \u00e0 Ronan qui s&rsquo;est enfin d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 jeter un \u0153il dehors. Ziiiiiip. Ouvre la porte de la tente. Ziiiiip. Ouvre l&rsquo;abside. Bref coup de lampe frontale. Rien. Reziiip\u00a0! Ouf\u00a0! Nous \u00e9tions pr\u00eats \u00e0 nous remettre dans nos sacs de couchage et \u00e0 nous endormir paisiblement lorsque le bruit a repris de plus belle, avec force et convictions. \u00c7a grattait fort et \u00e7a bougeait. Nos trois c\u0153urs ont d\u00fb arr\u00eater de battre en m\u00eame temps. La famille Trouillard n&rsquo;en menait plus tr\u00e8s large dans la tente. Nous ne savions plus s&rsquo;il fallait faire taire Elouan qui s&rsquo;\u00e9tait remis \u00e0 pleurer, terroris\u00e9, ou l&rsquo;encourager \u00e0 crier plus fort. Quatri\u00e8me coup de coude \u00e0 Ronan avec argumentation en prime. Il fallait trouver un moyen de faire du bruit, du vrai, pour le faire d\u00e9guerpir, ce sale voleur. Pris d&rsquo;un \u00e9lan de m\u00e2le protecteur il a empoign\u00e9 la bouteille d&rsquo;eau et l&rsquo;a \u00e9cras\u00e9e, tap\u00e9e et secou\u00e9e \u00e9nergiquement en poussant un hurlement digne des guerriers maoris. La tactique a enfin fonctionn\u00e9 et nous avons entendu l&rsquo;intrus s&rsquo;enfuir. Ouf\u00a0! Nous ne saurons jamais ce que c&rsquo;\u00e9tait vraiment, mais nous avons retrouv\u00e9 la casserole \u00e0 vingt m\u00e8tres du chariot le lendemain matin, preuve que ce n&rsquo;\u00e9tait pas un \u00e9cureuil\u00a0!<\/p>\n<p>Le soir suivant, nous \u00e9tions pr\u00eats \u00e0 rentrer le couvercle de la casserole et un \u00e9norme b\u00e2ton dans la tente pour taper dessus (le couvercle) \u00e0 grands bruits s&rsquo;il le fallait, mais nous en avons eu point besoin. La belle for\u00eat de feuillus sans feuille a vite laiss\u00e9 place \u00e0 une for\u00eat de conif\u00e8res, puis \u00e0 une v\u00e9g\u00e9tation basse, semi-d\u00e9sertique, rappelant les paysages du bassin m\u00e9diterran\u00e9en. Gros rochers, p\u00e2turages rocailleux et \u00e9pineux. Peu de chance de voir des loups par ici, nous sommes-nous dit.<\/p>\n<p>Il semblerait pourtant qu&rsquo;il y en ait puisque les jours suivants nous avons crois\u00e9 quelques bergers accompagn\u00e9s de leur kangal. Ces \u00e9normes chiens bergers typiquement turcs arborent des colliers \u00e0 pics tellement longs et pointus qu&rsquo;on dirait qu&rsquo;ils sont pr\u00e9par\u00e9s pour une soir\u00e9e sado-maso. Ce serait leur protection contre les loups, parait-il. Pas tr\u00e8s rassurant tout \u00e7a. Pas tant les loups que les chiens. D\u00e9j\u00e0 bien stress\u00e9s avec ces bestiaux en Roumanie et en Bulgarie, nous appr\u00e9hendons les rencontres, surtout group\u00e9es. Nous savons que les chiens errants ne sont que rarement une menace, sauf lorsqu&rsquo;ils sont en meute et qu&rsquo;un d&rsquo;eux d\u00e9cide qu&rsquo;il a envie de s&rsquo;amuser un peu en courant apr\u00e8s des cyclistes. Ils s&rsquo;entra\u00eenent vite ensemble et \u00e7a peut vite devenir tr\u00e8s ennuyeux, voire carr\u00e9ment \u00e9prouvant. Mais les pires sont souvent les chiens qui gardent quelque chose, en l&rsquo;occurrence une maison ou un troupeau&#8230;<\/p>\n<p>Dans le premier cas, la plupart des chiens sont attach\u00e9s ou derri\u00e8re une cl\u00f4ture, mais dans le deuxi\u00e8me cas ils sont libres et responsables. Ce qui leur donne tous les droits en mati\u00e8re de gardiennage. Nous avons subi quelques assauts en Roumanie de ces chiens bergers sans leur ma\u00eetre et c&rsquo;\u00e9tait de v\u00e9ritables attaques. Les chiens n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 de te barrer la route. Ils grognent, aboient, le poil h\u00e9riss\u00e9, les babines retrouss\u00e9es en essayant de t&rsquo;attraper quelque chose. J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 senti l&rsquo;impact d&rsquo;un gros chien sur mes sacoches arri\u00e8re et\u00a0de battre mon c\u0153ur s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9. La route devient vite un calvaire et le moindre signe d&rsquo;un chien te donne des palpitations. J&rsquo;en suis m\u00eame venu \u00e0 sursauter en voyant des chats&#8230;. (ce n&rsquo;est pas une blague).<\/p>\n<p>Bref, nous n&rsquo;avons aucune envie de croiser des kangals en train de garder leur troupeau seul et c&rsquo;est \u00e0 peu pr\u00e8s notre plus grand stress en Turquie. Nous avons m\u00eame chang\u00e9 de route jeudi lorsqu&rsquo;on homme nous a d\u00e9conseill\u00e9 d&rsquo;y passer \u00e0 cause des chiens&#8230; Petite route de montagne nous a-t-il expliqu\u00e9 avec beaucoup de chiens. Problem, problem\u00a0! D&rsquo;accord, nous n&rsquo;irons pas\u00a0! C&rsquo;est toujours emb\u00eatant de savoir si les gens exag\u00e8rent ou donnent de fausses informations, mais pour cette fois nous n&rsquo;avions pas envie d&rsquo;aller v\u00e9rifier. \u00c7a aurait s\u00fbrement donn\u00e9 une situation d&rsquo;engueulade assez m\u00e9morable \u00abVas-y, vas-y p\u00e9dale\u00a0!\u00a0\u00bb\u00a0\u00ab\u00a0Ouais\u00a0! Je t&rsquo;avais dit qu&rsquo;il fallait pas passer ici\u00a0!\u00a0\u00bb Avec les chiens \u00e9cumant et hurlant sur nos talons&#8230;<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;instant, les chiens turcs semblent assez tranquilles. Il y en a des dizaines dans les villages et les villes. Ils ne sont pas toujours en forme, parfois tr\u00e8s mal en point, mais ils sont toujours sympathiques, esp\u00e9rant r\u00e9cup\u00e9rer quelques vieux bouts de sandwich.<\/p>\n<p><b>A ta <\/b><b>t<\/b><b>ur<\/b><b>que<\/b><b> <\/b><br \/>\nLe voyage est un parfait \u00e9quilibre entre l&rsquo;attente et l&rsquo;ennui. Non pas un ennui dans le sens de non int\u00e9ressant, mais un ennui comme un regret. Nous passons notre temps \u00e0 esp\u00e9rer et \u00e0 regretter. Esp\u00e9rer de nouvelles d\u00e9couvertes savoureuses, p\u00e9tillantes et m\u00e9morables. Pour ensuite les regretter. Depuis que nous sommes partis, nous nous ennuyons d\u00e9j\u00e0, outre du gigot d&rsquo;agneau accompagn\u00e9 des creusets aux chanterelles que nous avait pr\u00e9par\u00e9 Carole, la s\u0153ur de Ronan\u00a0; du pain et des multaschen allemands, des gaufrettes chocolat\u00e9es tch\u00e8ques, des pirogis et des p\u00e2tisseries polonaises, des beignets roumains, du salami bulgare, etc. D\u00e9couvrir et regretter sont les deux fa\u00e7ons les plus intenses de savourer quelque chose. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments culinaires, mais de tous moments, rencontres, et paysages qui nous ont procur\u00e9 un sentiment de bonheur. D\u00e8s que l&rsquo;on passe le stade des premi\u00e8res fois et que l&rsquo;on tombe dans l&rsquo;habituation, on oublie la joie que nous procurent ces choses simples. Nous les prenons pour acquises. Et il faut passer une fronti\u00e8re pour le r\u00e9aliser.<\/p>\n<p>Notre passage en Turquie nous a procur\u00e9 un petit choc culturel. Le deuxi\u00e8me v\u00e9ritable depuis que nous sommes partis, apr\u00e8s celui de l&rsquo;Ukraine. Deuxi\u00e8me sortie de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne r\u00e9compens\u00e9e par une arriv\u00e9e dans un autre monde. Celui de la culture musulmane. Les mosqu\u00e9es ont remplac\u00e9 les \u00e9glises. Elles crachent leur c\u00e9l\u00e8bre pri\u00e8re des haut-parleurs un peu satur\u00e9s. D\u00e8s 5h30 du matin pour la premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Les villes et villages sont pour l&rsquo;instant peu int\u00e9ressants, sauf pour l&rsquo;ambiance g\u00e9n\u00e9rale qui en \u00e9mane. Les multiples salons de th\u00e9 alternent aux petits commerces et \u00e9piceries. Avec tous les hommes r\u00e9unis pour prendre le th\u00e9. Nous avons rarement senti autant le poids des regards sur nous. Tout le monde nous regarde\u00a0! Et il y en a du monde. Des files de messieurs assis \u00e0 ne rien faire. Nous lan\u00e7ons des \u00ab\u00a0marhaba\u00a0\u00bb un peu timides et on nous r\u00e9pond avec enthousiasme et curiosit\u00e9. Il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;on nous invite \u00e0 prendre le th\u00e9. Soit par un des hommes assis, soit par le g\u00e9rant du salon de th\u00e9 qui refuse de nous donner la note.<\/p>\n<p>Le tr\u00e8s joli drapeau turc, rouge avec en son centre un croissant de lune et une \u00e9toile, orne toutes les rues, beaucoup de commerces et habitations. Il faut dire que nous sommes arriv\u00e9s en pleine f\u00eate nationale. Le 29 octobre 2013, les Turcs f\u00eataient les 90 ans de la cr\u00e9ation de la R\u00e9publique de Turquie. Instaur\u00e9e par Mustafa Kemal Atat\u00fcrk, le \u00ab\u00a0p\u00e8re\u00a0\u00bb de la Turquie contemporaine. Tous les commerces ont des photos, des calendriers, des drapeaux avec son visage. Chaque ville a son parc, sa statue et bien plus encore \u00e0 son effigie. C&rsquo;est un v\u00e9ritable culte.<\/p>\n<p><b>Anne ma s\u0153ur Anne ne vois-tu rien venir <\/b><br \/>\nLa descente des montagnes apr\u00e8s la fronti\u00e8re a co\u00efncid\u00e9 avec une baisse d&rsquo;\u00e9nergie g\u00e9n\u00e9rale. Depuis un mois nous n&rsquo;avons pas pris plus d&rsquo;une journ\u00e9e compl\u00e8te de repos. Pas malin&#8230; Notre rythme plut\u00f4t tranquille le long de la c\u00f4te bulgare nous a fait illusion jusqu&rsquo;\u00e0 notre arriv\u00e9e en Turquie. Mais nos batteries sont d\u00e9sormais \u00e0 plat. Les kilom\u00e8tres pour Istanbul diminuent doucement, mais les 80 km restants nous semblent presque impossibles \u00e0 parcourir. Nous avons l&rsquo;impression de nous tra\u00eener sur nos v\u00e9los et c&rsquo;est un peu ce qu&rsquo;on fait. \u00c0 peine plus de 20 km par jour. Depuis qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de camping ouvert, il nous semble plus difficile de nous poser quelques jours au m\u00eame endroit. Nos deux nuits d&rsquo;h\u00f4tel par semaine gonflent d\u00e9j\u00e0 bien notre budget, nous avons donc tendance \u00e0 ne pas trop en abuser. Surtout que le temps est encore tr\u00e8s beau pour camper. Sauf que nos bivouacs \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des villages ne sont pas toujours adapt\u00e9s \u00e0 un moyen s\u00e9jour, souvent par manque de provisions et d&rsquo;eau&#8230; Nous repartons syst\u00e9matiquement.<\/p>\n<p>Notre attendons donc notre s\u00e9jour \u00e0 Istanbul avec impatience. Pour la premi\u00e8re fois du voyage nous allons rester 12 jours au m\u00eame endroit. Les parents de Ronan pr\u00e9parent leurs valises pour une deuxi\u00e8me fois et viennent passer 10 jours avec nous. Pour notre grand plaisir et l&rsquo;extr\u00eame bonheur d&rsquo;Elouan qui nous supplie de le laisser repartir avec eux&#8230;<\/p>\n<p>Sandrine<\/p>\n<p>p.s. Nous avons pris un peu de retard pour mettre le blog \u00e0 jour puisque nous \u00e9tions dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e9der au site. Les turcs ont bloqu\u00e9 notre blog&#8230;<\/p>\n<p>p.s.s Merci pour tous les commentaires concernant les photos. Je suis ravie que mes images soient appr\u00e9ci\u00e9es. Sachez toutefois que Ronan prend de plus en plus plaisir \u00e0 faire des photos et qu&rsquo;un troisi\u00e8me petit photographe se cache quelques fois derri\u00e8re la cam\u00e9ra\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avons pass\u00e9 la fronti\u00e8re turque samedi 26 octobre, en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi. Non sans \u00e9motion. Il faisait un temps magnifique, presque trop chaud pendant les 10 km de mont\u00e9e qui nous ont men\u00e9s au poste. 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