{"id":1155,"date":"2013-12-03T22:11:46","date_gmt":"2013-12-03T21:11:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lepennec.org\/partons\/?p=1155"},"modified":"2013-12-03T22:11:46","modified_gmt":"2013-12-03T21:11:46","slug":"ormanevi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/ormanevi\/","title":{"rendered":"Ormanevi"},"content":{"rendered":"<p>Il faisait nuit noire lorsque nous avons quitt\u00e9 l&rsquo;appartement \u00e0 Istanbul. \u00c0 6H25 du matin. Le petit matin s&rsquo;est point\u00e9 le bout du nez alors que nous arrivions au terminal de ferry, quelques kilom\u00e8tres plus loin. Et m\u00eame si nous avons r\u00e9ussi \u00e0 traverser le quartier sans trop d&rsquo;encombres et de stress, nous avons rat\u00e9 de quelques minutes le d\u00e9part pour Bandirma. Lev\u00e9s trop tard, pr\u00e9paration trop lente. 5H du matin n&rsquo;est pas notre heure la plus efficace. Bien d\u00e9go\u00fbt\u00e9e, je suis all\u00e9e acheter des billets pour le prochain bateau, soit en destination de Mudanya, 100 km plus \u00e0 l&rsquo;est sur la c\u00f4te qui borde la mer de Marmara. Nous allions \u00eatre oblig\u00e9s de trouver une autre solution pour parcourir la diff\u00e9rence, ne pouvant pas faire 250 km avant mardi, jour o\u00f9 nous \u00e9tions attendus \u00e0 Biga.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une travers\u00e9e d&rsquo;\u00e0 peine deux heures sur mer plate, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de profiter de la situation et de suivre la petite route le long de la c\u00f4te, ralliant ensuite une grosse ville, quelque 75 km plus loin. De l\u00e0, il allait certainement \u00eatre possible de prendre un bus. En trois petits jours, c&rsquo;\u00e9tait largement jouable. Nous avons donc enfourch\u00e9 nos montures sous un soleil radieux et pein\u00e9 en gravissant les jolis monts longeant la mer. Apr\u00e8s quinze jours d&rsquo;arr\u00eat et une nuit de quelques heures, nos v\u00e9los semblaient peser le double de leur poids habituel. Nos efforts ont cependant \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9s puisque cette partie de la c\u00f4te est tr\u00e8s jolie et visiblement peu fr\u00e9quent\u00e9e par les touristes. Nous \u00e9tions m\u00eame surpris de d\u00e9couvrir des endroits en bordure de mer avec pratiquement aucune habitation.<\/p>\n<p>Nous \u00e9tions \u00e9mus lorsque nous avons vu nos premi\u00e8res olives samedi matin. Contents de cette rencontre, synonyme de sud et de soleil. Les arbres sont gorg\u00e9s de fruits noirs, murs, pr\u00eats pour la r\u00e9colte. Elle bat son plein dans cette r\u00e9gion o\u00f9 les oliviers s&rsquo;\u00e9tendent \u00e0 perte de vue dans les montagnes. C&rsquo;est donc dans une oliveraie que nous avons camp\u00e9 samedi soir, ou plut\u00f4t, samedi apr\u00e8s-midi. Il \u00e9tait \u00e0 peine plus de 14h30 lorsque nous sommes arr\u00eat\u00e9s. La tente \u00e9tait mont\u00e9e \u00e0 15h30. Le repas presque dig\u00e9r\u00e9 \u00e0 17h30. En un mois et demi, nous avons perdu pr\u00e8s de deux heures de clart\u00e9 le soir. Il fait d\u00e9sormais nuit \u00e0 17h. C&rsquo;\u00e9tait pratique pour cette fois puisque nous \u00e9tions litt\u00e9ralement morts de fatigue, mais les autres nuits dans la tente ont \u00e9t\u00e9 un peu longues&#8230;<\/p>\n<p>Samedi et dimanche ont \u00e9t\u00e9 magnifiques. Chaudes et ensoleill\u00e9es. Plus de 18 degr\u00e9s. Nous les avons savour\u00e9es avec des pauses de midi en bord de mer, permettant \u00e0 Elouan de pratiquer ses techniques de p\u00eache. Nous sommes d\u00e9sormais \u00e9quip\u00e9s d&rsquo;une canne \u00e0 p\u00eache de premier prix avec moulinet fabriqu\u00e9 en Chine, de grande qualit\u00e9. J&rsquo;ai r\u00e9ussi \u00e0 balancer le couvercle du moulinet dans l&rsquo;eau en faisant un lanc\u00e9. C&rsquo;est pour vous dire\u00a0! Mais notre gar\u00e7on est tellement heureux qu&rsquo;il fait fi de tous ces d\u00e9tails techniques. Il p\u00eache, du moins il essaie\u00a0! \u00c7a lui suffit.<\/p>\n<p>Les choses se sont g\u00e2t\u00e9es dans la nuit de lundi. De la pluie et du vent. Nous savions que cela arrivait, mais nous n&rsquo;avions pas imagin\u00e9 qu&rsquo;il allait pleuvoir autant. Nous avons d\u00fb zigzaguer entre les sillons et les flaques de boue en partant de notre emplacement lundi matin. De l&rsquo;eau, il y en avait partout autour (et dans) la tente. Il a continu\u00e9 \u00e0 pleuvoir sans rel\u00e2che toute la journ\u00e9e. Nous ne savons pas si nous avons eu autant de pluie en 24h depuis que nous sommes partis. M\u00eame en Allemagne, nous avions l&rsquo;impression d&rsquo;avoir un peu de r\u00e9pit&#8230; Mais l\u00e0, TOUT \u00e9tait tremp\u00e9. Incluant nous. Nous avons quand m\u00eame roul\u00e9 nos 30 km restant pour atteindre Karacabey, o\u00f9 nous avons pris une chambre d&rsquo;h\u00f4tel, bient\u00f4t ensevelie sous les matelas, sacs de couchage et v\u00eatements suspendus pour s\u00e9cher. Nous avions pr\u00e9alablement fait un tour \u00e0 la gare routi\u00e8re pour v\u00e9rifier qu&rsquo;il y avait bien un autobus desservant Biga et acceptant nos v\u00e9los. C&rsquo;\u00e9tait gagn\u00e9 pour 9h le lendemain matin\u00a0!<\/p>\n<p>Nous y \u00e9tions \u00e0 l&rsquo;heure cette fois. Et apr\u00e8s une petite frousse en voyant la t\u00eate du chauffeur qui refusait de prendre notre chargement, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 tout faire entrer dans les gigantesques soutes, d\u00e9j\u00e0 bien pleines. Nous \u00e9tions presque g\u00ean\u00e9s de profiter du paysage et de regarder d\u00e9filer les kilom\u00e8tres sur les panneaux. C&rsquo;est chouette le voyage \u00e0 v\u00e9lo&#8230; en train, en autostop, en ferry et en bus\u00a0! C&rsquo;est plus rapide et beaucoup moins fatigant\u00a0! Dommage qu&rsquo;on n&rsquo;y est pas pens\u00e9 avant.<\/p>\n<p>Nous nous promettons d&rsquo;autres belles avanc\u00e9es puisque la Turquie b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un tr\u00e8s bon r\u00e9seau de bus. Tr\u00e8s moderne et confortable, \u00e0 prix int\u00e9ressant, ralliant tous les villes et villages. Nous allons certainement tenter de gagner quelques degr\u00e9s en descendant directement sur la c\u00f4te sud puisque les temp\u00e9ratures ont bien chut\u00e9. Mais nous verrons cela dans les prochains jours, car pour l&rsquo;instant nous sommes au frais&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ormanevi (ou la maison de la for\u00eat)<\/strong><\/p>\n<p>Durukan et Volkan vivent depuis un an dans la maison de leurs grands-parents, en plein centre d&rsquo;Ha\u00e7ikoy, minuscule village au pied des montagnes. Cherchant un lieu pour apprendre \u00e0 vivre \u00e0 la campagne, ils ont profit\u00e9 de cette maison vide en attendant de trouver l&rsquo;endroit o\u00f9 ils souhaitent b\u00e2tir leur communaut\u00e9, dans la m\u00eame r\u00e9gion. Ils sont quatre dans l&rsquo;association, mais c&rsquo;est surtout \u00e0 eux deux qu&rsquo;ils ont r\u00e9ussi en un an \u00e0 faire revivre ce lieu et \u00e0 le remplir de vie, de projets, de pots de confitures et de tomates, de haricots s\u00e9ch\u00e9s, de yaourt, de discussions anim\u00e9es&#8230; et de \u00ab\u00a0volontaires\u00a0\u00bb. Nous les avons trouv\u00e9s par hasard sur le r\u00e9seau d&rsquo;h\u00e9bergement warmshower, mais ils font \u00e9galement partie du r\u00e9seau Tatuta, \u00e9quivalent turc du woofing, accueillant des b\u00e9n\u00e9voles pour travailler \u00e0 la ferme en \u00e9change d&rsquo;un endroit o\u00f9 dormir et de quoi se nourrir.<\/p>\n<p>Nous les avons d&rsquo;abord trouv\u00e9s un peu distants, peu curieux envers nous, et l\u00e9g\u00e8rement agac\u00e9s devant quelques-unes de nos multiples questions (incluant celles d&rsquo;Elouan). Durukan a pass\u00e9 la premi\u00e8re soir\u00e9e sur son ordinateur \u00e0 skyper et \u00e0 t\u00e9l\u00e9phoner. Puis nous avons appris qu&rsquo;ils avaient re\u00e7u plus de cinquante personnes durant les sept derniers mois. Cinquante personnes diff\u00e9rentes \u00e0 accueillir et avec qui discuter, r\u00e9pondre aux questions habituelles, expliquer, etc. C&rsquo;est beaucoup. Nous avons donc compris que pour survivre dans ce genre de situation, il est n\u00e9cessaire qu&rsquo;ils se comportent comme s&rsquo;ils \u00e9taient seuls ou alors comme si nous \u00e9tions l\u00e0 depuis longtemps. Nous avons rapidement opt\u00e9 pour la deuxi\u00e8me proposition et avons facilement pris nos aises, avec toutefois quelques moments de malaise devant le trop-plein d&rsquo;\u00e9nergie d&rsquo;Elouan ou les pleurs de Yana\u00ebl.<\/p>\n<p>Au fil des jours, nous d\u00e9couvrons ces deux jeunes hommes (c\u00e9libataires&#8230; avis aux int\u00e9ress\u00e9es) dr\u00f4les, g\u00e9n\u00e9reux, simples et passionn\u00e9s. Nous partageons de tr\u00e8s beaux moments et d&rsquo;int\u00e9ressantes discussions sur leur projet et leurs vies. Avec nous se trouve \u00e9galement une autre b\u00e9n\u00e9vole du nom d&rsquo;Asli. Tr\u00e8s belle jeune femme de 35 ans, fuyant initialement le brouhaha d&rsquo;Istanbul pour quelques jours, qui va probablement rester ici pour une p\u00e9riode beaucoup plus longue (il y en a peut-\u00eatre un des deux qui ne sera plus c\u00e9libataire d&rsquo;ici peu&#8230;) Nous avons la chance d&rsquo;arriver dans un endroit jeune o\u00f9 il n&rsquo;y a finalement pas beaucoup de r\u00e8gles et de structure, sauf celle de faire comme \u00e0 la maison et de participer aux t\u00e2ches selon les envies et les besoins. Pour la premi\u00e8re fois du voyage, nous prenons le temps de v\u00e9ritablement passer l&rsquo;\u00e9tape de la premi\u00e8re rencontre pour d\u00e9couvrir des gens un peu plus profond\u00e9ment, un peu plus doucement. Et \u00e7a fait un bien fou\u00a0! Nous nous levons le matin et pr\u00e9parons le petit d\u00e9jeuner avec ou sans les autres, puis nous \u00ab\u00a0travaillons\u00a0\u00bb \u00e0 nous deux plus ou moins six heures par jour, selon ce qu&rsquo;il y a \u00e0 faire\u00a0: couper et corder du bois, bricoler des trucs dans le jardin, nettoyer \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, pr\u00e9parer des fruits pour de la confiture ou du vinaigre, d\u00e9cortiquer des fleurs de tournesol, etc. Spontan\u00e9ment, nous pr\u00e9parons les repas lorsque nous avons une id\u00e9e ou rien d&rsquo;autre \u00e0 faire. Elouan va et vient, aidant ici et l\u00e0. Yana\u00ebl s&rsquo;endort g\u00e9n\u00e9ralement dans l&rsquo;\u00e9charpe le matin puis y retourne une bonne partie de l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Sinon il reste avec nous dans la cuisine, \u00e0 jouer avec ce qu&rsquo;il trouve&#8230; Le seul probl\u00e8me est certainement celui de la temp\u00e9rature. La maison n&rsquo;est pas chauff\u00e9e et le sol, de m\u00eame que la majorit\u00e9 des pi\u00e8ces, est tr\u00e8s froid. L&rsquo;unique pi\u00e8ce chauff\u00e9e au bois nous sert de salon &#8211; salle \u00e0 manger, mais il est difficile de s&rsquo;y tenir \u00e0 plusieurs l\u00e0 dedans, surtout avec le po\u00eale et les enfants. Notre chambre est un vrai frigo\u00a0! Le thermom\u00e8tre affichait 7 degr\u00e9s au r\u00e9veil apr\u00e8s les nuits les plus fra\u00eeches. C&rsquo;est presque pire que dans la tente\u00a0! Heureusement, nous avons droit \u00e0 de grosses couvertures en laines bien lourdes et chaudes pour nous r\u00e9chauffer.<\/p>\n<p>Nous allons profiter de nos derniers jours ici pour planifier la suite. Notre s\u00e9jour nous donne envie de renouveler l&rsquo;exp\u00e9rience ailleurs, mais nous savons qu&rsquo;il n&rsquo;est pas ais\u00e9 de trouver un endroit aussi souple qu&rsquo;ici, puisqu&rsquo;avec les enfants nous ne pouvons pas travailler autant qu&rsquo;une personne normale et les conditions d&rsquo;accueils sont souvent spartiates dans les fermes, sp\u00e9cialement l&rsquo;hiver. Nous savons aussi qu&rsquo;il va faire tr\u00e8s froid assez vite et ne souhaitons pas rester bloqu\u00e9es une deuxi\u00e8me fois par la neige&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;option la plus probable est que l&rsquo;on descende en bus jusqu&rsquo;\u00e0 Bodrum pour ensuite traverser \u00e0 Kos, \u00eele grecque situ\u00e9e tout pr\u00e8s de la c\u00f4te turque. De l\u00e0, il nous sera facile de rejoindre Rhodes, o\u00f9 nous pr\u00e9voyons passer une bonne partie des mois les plus froids, soit de janvier \u00e0 mars. Ce sera notre point rencontre avec les copains qui viennent en visite, et notre pause hivernale. Ce n&rsquo;est pas que nous soyons sp\u00e9cialement fatigu\u00e9s depuis trois semaines, mais justement, nous savourons ces arr\u00eats avec beaucoup de bonheur et prenons conscience que nous nous sommes tr\u00e8s peu pos\u00e9s depuis notre d\u00e9part, sp\u00e9cialement en dehors des grandes villes. J&rsquo;attends impatiemment le moment o\u00f9 je pourrai faire ma petite balade quotidienne, sans me sentir press\u00e9e de repartir pour avancer ou pour trouver un endroit o\u00f9 camper. Nous allons tenter de trouver quelque chose \u00e0 louer sur place, de pas trop cher en cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Sandrine<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faisait nuit noire lorsque nous avons quitt\u00e9 l&rsquo;appartement \u00e0 Istanbul. \u00c0 6H25 du matin. 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