{"id":1340,"date":"2014-02-28T20:50:22","date_gmt":"2014-02-28T19:50:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lepennec.org\/partons\/?p=1340"},"modified":"2014-03-01T06:07:29","modified_gmt":"2014-03-01T05:07:29","slug":"des-nouvelles-de-nos-amis-communs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/des-nouvelles-de-nos-amis-communs\/","title":{"rendered":"Des nouvelles de nos amis communs"},"content":{"rendered":"<p>Quatre a\u00e9roports, trois avions, 12h de voyage (et un bilan carbone apocalyptique) : Nathalie et moi sommes fatigu\u00e9s en atterrissant \u00e0 H\u00e9raklion, mais heureux d&rsquo;\u00eatre l\u00e0. On r\u00e9cup\u00e8re nos gros sacs, qui contiennent nos affaires de camping, et on se dirige vers le hall des arriv\u00e9es de ce tout petit a\u00e9roport.<\/p>\n<p>L\u00e0, les mains sur la barri\u00e8re, les yeux pleins d&rsquo;impatience et de joie, nous accueille Elouan. Dans sa r\u00e9serve habituelle, Ronan attend en retrait. Il a la barbe folle et le visage marqu\u00e9 par le soleil, mais il respire la sant\u00e9 et la bonne humeur. Les retrouvailles sont un peu singuli\u00e8res, partag\u00e9es entre la simplicit\u00e9 des rapports entre vieux amis et le vertige de tout ce que nous avons \u00e0 nous dire. Voil\u00e0 un an et demi qu&rsquo;on n&rsquo;a pas vu nos camarades, et dix mois qu&rsquo;ils ont quitt\u00e9 Nevers pour parcourir l&rsquo;Europe \u00e0 v\u00e9lo. Toute notre curiosit\u00e9 ne saurait tenir dans un simple \u00ab\u00a0Salut, \u00e7a va ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sandrine nous attend \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel avec Yana\u00ebl, qui sort de sa sieste. Elle nous \u200bre\u00e7oit avec la ga\u00eet\u00e9 qui la caract\u00e9rise. Tous ont bonne mine. L&rsquo;ambiance est joyeuse, dans le capharna\u00fcm de la petite chambre.<\/p>\n<p>Pour nous m\u00e9nager, Sandrine et Ronan se sont arr\u00eat\u00e9s dans un \u00e9tablissement confortable o\u00f9 Nathalie et moi allons pouvoir nous reposer de notre long vol. Sandrine a n\u00e9goci\u00e9 des tarifs presque deux fois moindres que ceux de saison. On passe la soir\u00e9e \u00e0 discuter, pendant que les p\u00e2tes n&rsquo;en finissent pas de cuire, sur la petite plaque \u00e9lectrique de leur chambre. Les enfants sont adorables : joviaux, gentils et bien \u00e9lev\u00e9s. On fait connaissance avec Yana\u00ebl, qui n&rsquo;\u00e9tait pas n\u00e9 la derni\u00e8re fois que nous\u200b nous sommes vus. Je joue aux Lego avec \u00c9louan : il attendait \u00e7a depuis notre derni\u00e8re conversation sur Skype. Les parents nous livrent de premi\u00e8res impressions de leur \u00e9pop\u00e9e, dont ils parlent avec une humilit\u00e9 d\u00e9concertante.<\/p>\n<p>Au matin, Ronan et Nathalie partent chercher la voiture de location. Bien qu&rsquo;on ait r\u00e9cemment d\u00e9couvert nous aussi les joies du voyage \u00e0 v\u00e9lo, il ne nous \u00e9tait pas possible de venir avec tout notre \u00e9quipement. On a donc opt\u00e9 pour la formule voiture+bivouac, dont Nathalie et moi sommes coutumiers ; une exp\u00e9rience \u00e0 laquelle nos amis sont enchant\u00e9s de s&rsquo;essayer, sur cette \u00eele si montagneuse. (Sandrine confessera plus tard que sans l&rsquo;alibi de notre visite, ils n&rsquo;auraient pas assum\u00e9 de s&rsquo;accorder une parenth\u00e8se motoris\u00e9e.)<\/p>\n<p>En attendant leur retour, Sandrine et moi allons faire les premi\u00e8res courses et pr\u00e9parons les sacs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s de difficiles recherches, \u200bles deux prospecteurs reviennent avec une voiture dans laquelle on fait entrer de toute justesse notre barda. \u00c9louan dispose, en guise de rehausseur, d&rsquo;une sacoche qui ne rentre pas dans le coffre. Yana\u00ebl, \u00e0 la mode orientale, voyagera sur les genoux de ses parents. (Veuillent les grands-parents nous pardonner.) Les v\u00e9los resteront entrepos\u00e9s \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel.<\/p>\n<p>Vroum, vroum : Nathalie met le contact, et nous voici partis pour \u200bdix jours d&rsquo;\u200bune heureuse itin\u00e9rance en Cr\u00e8te.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;est de l&rsquo;\u00eele, par o\u00f9 sont arriv\u00e9s Ronan et Sandrine, les avait un peu d\u00e9\u00e7us, le sud et les terres centrales font l&rsquo;unanimit\u00e9. Je me trouve bien maladroit quant \u00e0 d\u00e9crire ces paysages si simples, qui pourtant me laissent bouche b\u00e9e. Nombreuses oliveraies et vignobles, arbres fruitiers bourgeonnants, herbe grasse qui fleurit au fil des jours, collines douces, plaines fertiles, monts enneig\u00e9s et plages d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on admire les \u00eeles alentour. La nature est g\u00e9n\u00e9reuse et accessible. Elle nous \u00e9blouit sans cesse. Les lacets des montagnes offrent des vues \u00e9poustouflantes sur la mer. Moult chapelles et fontaines ponctuent la route de toute part. Les villages, toujours charmants et anim\u00e9s, sont peupl\u00e9s d&rsquo;une gente amicale et d\u00e9contract\u00e9e. La campagne est pastorale ; on entend toujours d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 ou de l&rsquo;autre la sonnaille ou le b\u00ealement d&rsquo;une brebis.<\/p>\n<p>Comme le temps est id\u00e9al, on peut profiter pleinement du grand air. On se baigne, on se prom\u00e8ne, on pique-nique dans l&rsquo;herbe, on veille autour du feu de camp.<\/p>\n<p>Le premier soir, on s&rsquo;installe dans un endroit magique o\u00f9 des oliviers peut-\u00eatre mill\u00e9naires c\u00f4toient les vestiges d&rsquo;un temple antique bien plus ancien encore. Mais la nuit est perturb\u00e9e par un trouble-f\u00eate, sans doute un gamin des environs, qui brise la vitre de la voiture \u00e0 la recherche de quelque tr\u00e9sor, tandis que nous venons de nous coucher. Le voleur s&rsquo;enfuit en courant quand il entend les glissi\u00e8res des tentes qui s&rsquo;ouvrent, nous laissant avec l&#8217;embarras des d\u00e9g\u00e2ts.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;incident n&rsquo;a pas tant de r\u00e9percutions. Il nous fournit l&rsquo;occasion d&rsquo;une visite au poste de police, o\u00f9 glandouillent de sympathiques agents, et d&rsquo;un shot de raki, que nous offre le garagiste chez qui on aspire les bris de verre. On poursuit notre aventure avec une nouvelle vitre en scotch transparent, \u00e9tonnamment r\u00e9sistante et \u00e9tanche.<\/p>\n<p>Les quelques jours suivants, on bivouaque sur des plages, plus calmes et belles les unes que les autres, montant les tentes de pr\u00e9f\u00e9rence devant le panneau d&rsquo;interdiction de camper et de faire des feux. On est toujours bien accueillis par les quelques autochtones qui surprennent notre installation.<\/p>\n<p>\u200bLa matin\u00e9e commence rituellement par une s\u00e9rie de caf\u00e9s dans la petite cafeti\u00e8re italienne que Sandrine transporte depuis Nevers. Pareil attirail pr\u00eate \u00e0 sourire, dans les conditions o\u00f9 \u200bils \u200bvoyagent, mais il faut bien dire que c&rsquo;est un tout autre plaisir que celui du caf\u00e9 soluble ! On prend tout notre temps pour le petit d\u00e9jeuner, g\u00e9n\u00e9ralement suivi d&rsquo;un bain de mer, au moins en ce qui concerne Elouan. Puis on remballe le mat\u00e9riel, et on parcourt une premi\u00e8re portion de route, pleins d&rsquo;admiration pour les paysages, jusques \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9jeuner, o\u00f9 on s&rsquo;approvisionne pour un pique-nique, qu&rsquo;on a soin de prendre sur un site avec vue panoramique. Chaque jour, on trouve le temps d&rsquo;une visite ou d&rsquo;une promenade. Un jour c&rsquo;est un monast\u00e8re pourvu d&rsquo;un parc animalier ; un autre c&rsquo;est un sentier \u00e0 travers une palmeraie, qui nous transporte dans de lointaines contr\u00e9es.<\/p>\n<p>\u200b\u200bOn cherche notre nouveau campement en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi, assez t\u00f4t pour avoir le temps de nous installer et de commencer \u00e0 cuisiner avant la nuit. Si on a un peu de peine certains soirs \u00e0 trouver notre endroit, la Cr\u00e8te offre une campagne globalement tr\u00e8s propice, et pas un\u200be fois on ne se trouve d\u00e9\u00e7us d&rsquo;o\u00f9 nous passerons la nuit.<\/p>\n<p>On avance au d\u00e9but par petites distances de 40-50 kilom\u00e8tres\u200b : pas beaucoup plus qu&rsquo;\u00e0 v\u00e9lo, mais avec des d\u00e9nivel\u00e9s qu&rsquo;on n&rsquo;aurait pas os\u00e9 affronter autrement. Puis la g\u00e9ographie montagneuse nous force \u00e0 de longs d\u00e9tours pour rejoindre l&rsquo;extr\u00eame ouest de l&rsquo;\u00eele. On fait escale \u00e0 Chania, joli petit port V\u00e9nitien o\u00f9 on passe une nuit en h\u00f4tel et o\u00f9 on saisit l&rsquo;occasion de laver notre linge.<\/p>\n<p>La c\u00f4te occidentale diff\u00e8re assez de ce que nous avons vu pr\u00e9c\u00e9demment, plus aride, plus brutale. Le temps se g\u00e2te un peu. Pour se prot\u00e9ger d&rsquo;un possible orage, on passe une nuit dans le chantier abandonn\u00e9 d&rsquo;une villa avec vue sur mer. Cet interm\u00e8de nuageux est juste suffisant pour nous rappeler la chance que nous avons depuis le d\u00e9but c\u00f4t\u00e9 m\u00e9t\u00e9o. Le soleil fait son retour le lendemain.<\/p>\n<p>Le dernier soir, suite \u00e0 la recherche infructueuse d&rsquo;un site arch\u00e9ologique qui paraissait accessible sur la carte, on campe, \u00e0 seulement 200 m\u00e8tres d&rsquo;altitude, dans un v\u00e9ritable paysage de montagne. Autour du feu, on fait le bilan enthousiaste de cette belle \u00e9chapp\u00e9e.<\/p>\n<p>De soir en soir, tous les sujets passent dans ces conversations de coin de feu. Bien entendu, les questions pleuvent quant au voyage. Faire un bout de route avec nos amis nous offre l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;entendre parler de leur aventure sous de nombreux aspects. Comme nous aussi avons des projets de voyages, on parle souvent de technique : quel \u00e9quipement est utile, quel mat\u00e9riel est solide, quelles d\u00e9penses sont f\u00e9condes. Apr\u00e8s dix mois de bourlingue, ils ont cass\u00e9 ou perdu la moiti\u00e9 de leur attirail, et l&rsquo;autre moiti\u00e9 a atteint un niveau d&rsquo;usure avanc\u00e9,\u00a0\u00e0 tel point que les ouvriers agricoles pay\u00e9s au lance-pierre les prennent pour des d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s.\u00a0Mais ces al\u00e9as contingents ne semblent plus les affecter. Ils s&rsquo;accommodent de tout. L&rsquo;exp\u00e9rience semble les avoir \u00e0 la fois endurcis et rendus plus souples. Dans leurs sacs de couchage de campeurs du dimanche, ils ne ressentent pas la fra\u00eecheur nocturne diff\u00e9remment de nous qui dormons dans des duvets de premi\u00e8re qualit\u00e9. Ils ont toutes les astuces pour d\u00e9nicher les meilleurs endroits o\u00f9 planter la tente et cuisiner au feu de bois. Leurs temp\u00e9raments aussi ont \u00e9volu\u00e9 en ce sens. Chacun vante la patience et la souplesse acquise par l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Quand on les interroge sur les erreurs qu&rsquo;ils auraient pu commettre, ils expliquent qu&rsquo;ils ont voulu faire trop vite au d\u00e9but : pas assez de temps pour les crochets improvis\u00e9s, et pas assez de temps \u00e0 consacrer aux enfants, qui ont d&rsquo;abord eu du mal \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 la vie nomade.<\/p>\n<p>Mais ceux-ci s&rsquo;\u00e9panouissent en plein \u00e0 pr\u00e9sent. Yana\u00ebl a les sens en \u00e9veil et s&rsquo;abreuve des mille curiosit\u00e9s de la nature. \u00c9louan est d&rsquo;une d\u00e9brouillardise bluffante. Il est \u00e9galement avide de comprendre toute chose et s&rsquo;exprime avec clart\u00e9 et pr\u00e9cision.<\/p>\n<p>On parle de l&rsquo;\u00e9criture en voyage, qui occupe tout un pan de leur esprit. Imaginiez-vous que les mises \u00e0 jour du site les tient ocupp\u00e9s pendant deux jours, entre la r\u00e9daction d&rsquo;un article, la s\u00e9lection des photos, la mod\u00e9ration des commentaires, etc. ? Les anecdotes pleuvent \u00e0 propos des situations cocasses auxquelles ils ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s et des rencontres \u00e9mouvantes qu&rsquo;ils ont faites. Toutes ne sauraient figurer dans les carnets de route. Ils ont leurs amis de voyages, cyclistes ou baroudeurs en camions am\u00e9nag\u00e9s, qu&rsquo;ils croisent au hasard des routes de chacun ou avec qui ils communiquent sur internet.<\/p>\n<p>On \u00e9voque aussi leurs projets d&rsquo;avenir. Sandrine voudrait se consacrer davantage \u00e0 la photographie, et y tenter sa chance \u00e0 titre professionnel. Elle parle aussi des deux causes qu&rsquo;il lui tiendrait \u00e0 coeur de d\u00e9fendre : celle des migrants, celle des femmes. Ronan, partag\u00e9 entre ses deux tendances, passionn\u00e9 autant que mesur\u00e9, est plus incertain. Il se r\u00e9p\u00e8te la devise qui dit qu&rsquo;il ne faut pas faire de sa passion son m\u00e9tier. Il envisage de fabriquer des cadres de v\u00e9los, ou bien de s&rsquo;essayer comme professeur d&rsquo;\u00e9conomie, pour les opportunit\u00e9s de voyage qu&rsquo;offrent les \u00e9tablissements fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger&#8230; et les mois de juillet et ao\u00fbt !<\/p>\n<p>D&rsquo;autres projets de voyage ? Rien de pr\u00e9cis pour le moment ; mais oui, assur\u00e9ment, quand les enfants auront pass\u00e9 le grand tournant qui les attend bient\u00f4t. Ils se r\u00e9f\u00e9rent \u00e0 des amis qui envisagent de consacrer une pleine ann\u00e9e \u00e0 la visite de la seule Turquie.<\/p>\n<p>Nous aussi r\u00e9pondons \u00e0 leurs questions, sur notre exp\u00e9rience d&rsquo;expatriation en Jordanie notamment. A pr\u00e9sent qu&rsquo;ils ont travers\u00e9 l&rsquo;Europe d&rsquo;ouest en est, l&rsquo;Orient semble les attirer \u00e0 son tour. Leur curiosit\u00e9 est palpable lorsqu&rsquo;on \u00e9voque notre vie au Proche-Orient.<\/p>\n<p>Mais la France attire \u00e9galement chacun d&rsquo;entre nous. Sandrine citait une fois Ronan avec ironie : \u00ab\u00a0Pourquoi se faire &amp;#?$ durant 4500 km si c\u2019est pour s\u2019\u00e9mouvoir devant la c\u00f4te bretonne ?\u00a0\u00bb (Bulgaria &lt;http:\/\/www.lepennec.org\/partons\/bulgaria\/&gt;) Sans doute parce qu&rsquo;il n&rsquo;en faut pas moins pour devenir curieux d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on vient.<\/p>\n<p>On parle avec excitation de la possibilit\u00e9 d&rsquo;une escapade commune \u00e0 v\u00e9lo.<\/p>\n<p>A l&rsquo;issue d&rsquo;une ultime journ\u00e9e de route, on prend notre dernier verre \u00e0 la terrasse d&rsquo;un bar d&rsquo;H\u00e9raklion. La petite famille s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 embarquer pour Ath\u00e8nes, o\u00f9 les attendent d\u00e9j\u00e0 St\u00e9phane, Swanee, et leurs deux enfants, pour un s\u00e9jour dans la capitale. Nathalie et moi restons encore quelque jours sur l&rsquo;\u00eele avant de nous envoler pour Amman. Ce petit suppl\u00e9ment en amoureux nous fournira une transition sans laquelle le retour au quotidien aurait pu \u00eatre douloureux.<\/p>\n<p>On se dit tout le plaisir qu&rsquo;on a eu \u00e0 partager cette exp\u00e9rience, qui est de celles qui soudent les amiti\u00e9s. Ronan et moi nous sommes rapproch\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, malgr\u00e9 la distance. Sandrine, que nous n&rsquo;avions pas rencontr\u00e9e souvent, s&rsquo;est fait une belle place dans le cercle de nos amiti\u00e9s.<\/p>\n<p>On s&#8217;embrasse avec affection. Timide, \u00c9louan nous accorde un sourire triste en agitant la main. Yana\u00ebl voudrait bien aller jouer avec les adolescents sur la place.<\/p>\n<p>On les regarde s&rsquo;\u00e9loigner dans leurs beaux gilets jaunes \u00e0 bandes r\u00e9fl\u00e9chissantes. Plus tard, on observe leur ferry depuis la digue o\u00f9 on fait une promenade avant de rentrer \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel.<\/p>\n<p>Bonne suite de voyage, les copains. Rendez-vous l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain.<\/p>\n<p>P.S. : Suite aux protestations des int\u00e9ress\u00e9s, je nuance le portrait idyllique que j&rsquo;ai trac\u00e9.<br \/>\nSandrine et Ronan se cr\u00eapent le chignon chaque fois qu&rsquo;ils racontent une anecdote ou qu&rsquo;ils cherchent un truc dans les sacoches (c&rsquo;est \u00e0 dire tout le temps), \u00c9louan devient insupportable d\u00e8s qu&rsquo;il s&rsquo;agit de faire le feu, et Yana\u00ebl a bouff\u00e9 la moiti\u00e9 de mon omelette \u00e0 notre dernier repas. Tout \u00e7a ne m&rsquo;avait pas paru fondamental, mais puisque l&rsquo;\u00e9diteur insiste&#8230;<\/p>\n<p><strong><span style=\"line-height: 1.5em;\">Erwan<\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatre a\u00e9roports, trois avions, 12h de voyage (et un bilan carbone apocalyptique) : Nathalie et moi sommes fatigu\u00e9s en atterrissant \u00e0 H\u00e9raklion, mais heureux d&rsquo;\u00eatre l\u00e0. On r\u00e9cup\u00e8re nos gros sacs, qui contiennent nos affaires de camping, et on se dirige vers le hall des arriv\u00e9es de ce tout petit a\u00e9roport. 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