{"id":1479,"date":"2014-03-26T08:34:40","date_gmt":"2014-03-26T07:34:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lepennec.org\/partons\/?p=1479"},"modified":"2014-03-26T08:34:40","modified_gmt":"2014-03-26T07:34:40","slug":"grece-occidentale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/grece-occidentale\/","title":{"rendered":"Gr\u00e8ce occidentale"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s notre petite pause cocooning \u00e0 Ath\u00e8nes, nous avons repris la route, les v\u00e9los et les bagages d\u00e9laiss\u00e9s depuis 3 semaines. Nous avions d\u00e9cid\u00e9 de rejoindre une \u00eele, Kefalonia, dans l&rsquo;archipel ionien. Les temp\u00e9ratures le jour y sont \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames que sur le continent \u00e0 latitude comparable, mais l&rsquo;insularit\u00e9 nous offrait davantage de confort la nuit pour bivouaquer, 4 \u00e0 5 degr\u00e9s de diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Nous avons rejoint la gare routi\u00e8re d&rsquo;Ath\u00e8nes sans encombre, presque surpris de ne pas avoir eu de probl\u00e8mes pour circuler en ville. Nous avions fait un peu d&rsquo;une montagne le trafic \u00e0 Ath\u00e8nes, tout s&rsquo;est finalement bien pass\u00e9. \u00c0 la gare routi\u00e8re par contre, surprise, point de bus pour Kefalonia ce jour-l\u00e0. Nos plans tombaient \u00e0 l&rsquo;eau. Nous nous sommes rabattus sur Patra, qui \u00e9tait plus ou moins sur notre itin\u00e9raire. 2H30 de bus plus tard, nous arrivions dans la troisi\u00e8me agglom\u00e9ration grecque. La nuit approchant, nous avons cherch\u00e9 un h\u00f4tel. Nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surpris des prix pratiqu\u00e9s, \u00e9lev\u00e9s et peu n\u00e9gociables, si bien que nous avons atterri dans l&rsquo;auberge la plus miteuse qu&rsquo;il soit possible de concevoir. Une petite chambre-dortoir \u00e0 24\u20ac pour deux, les enfants n&rsquo;ayant pas \u00e0 payer pour leur couchette. Pour ce prix, il fallait un peu fermer les yeux, oublier les murs couverts de moisissure, les draps sales, les sanitaires \u00e0 l&rsquo;abandon. On avait un peu l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre dans une auberge sur le point de fermer. Les propri\u00e9taires devaient attendre sagement que le tout s&rsquo;\u00e9croule avant de s&rsquo;exiler loin de ce taudis.<\/p>\n<p>Le lendemain, nous avons d\u00e9guerpi au plus sec et avons \u00e9t\u00e9 nous renseigner pour attraper un bus pour notre fameuse \u00eele. Nous en avons trouv\u00e9 un, mais on nous demandait 35\u20ac pour mettre les v\u00e9los dans la soute, pour 75km. Radins que nous sommes, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de rejoindre Kyllini \u00e0 v\u00e9lo d&rsquo;o\u00f9 nous pouvions prendre un bateau pour Kefalonia.<\/p>\n<p>Ce fut un des endroits les plus quelconques que nous ayons travers\u00e9s jusqu&rsquo;ici. Pas une r\u00e9gion d\u00e9sagr\u00e9able en soi, mais une r\u00e9gion totalement d\u00e9figur\u00e9e par l&rsquo;activit\u00e9 humaine. Le cadre d&rsquo;origine \u00e9tait plut\u00f4t bon, la mer, une belle petite plaine entour\u00e9e de montagnes. Mais voil\u00e0, l&rsquo;agriculture intensive \u00e9tait pass\u00e9e par l\u00e0, des serres \u00e0 perte de vue, peu importe o\u00f9 vous tourniez la t\u00eate. Apr\u00e8s les bananes en Cr\u00e8te, nous d\u00e9couvr\u00eemes qu&rsquo;ici on cultivait la fraise et la saison \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien commenc\u00e9e. En plus, il n&rsquo;y avait pas de r\u00e9seau routier secondaire, ce qui compliqua consid\u00e9rablement notre route pour \u00e9viter la nationale. Nous avons aussi eu droit pendant des jours \u00e0 un d\u00e9fil\u00e9 d&rsquo;avions militaires au-dessus de nos t\u00eates, nous faisant comprendre o\u00f9 passait l&rsquo;argent du gouvernement grec.<\/p>\n<p><strong>Coup de mou<\/strong><\/p>\n<p>Oui, de mon c\u00f4t\u00e9, le retour \u00e0 la vie nomade fut un peu rude. Je me demandais en mon for int\u00e9rieur ce que nous pouvions bien foutre l\u00e0. Il faisait froid la nuit, pas plus de 4\u00b0C. C&rsquo;\u00e9tait moche et faute de carte, nous naviguions \u00e0 vue. Apr\u00e8s presque 11 mois de voyage, la lassitude frappait \u00e0 la porte, j&rsquo;avais envie de quitter la Gr\u00e8ce. La Feta et les feuilles de vigne farcies avaient eu raison de moi. Je voulais passer \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Un jour, perdu au milieu d&rsquo;une piste de terre, un militaire reconverti en policier arrondissant ses fins de mois dans la fraise nous apostropha. Il me regarda dans le blanc des yeux en me disant \u00ab\u00a0It&rsquo;s extreme what you&rsquo;re doing man\u00a0! Go back home and take care of your family\u00a0! (C&rsquo;est extr\u00eame ce que tu fais mec\u00a0! Rentre chez toi et occupe-toi de ta famille !) \u00bb. Je reconnaissais bien l\u00e0 les paroles d&rsquo;un sage proph\u00e8te et il n&rsquo;en aurait tenu qu&rsquo;\u00e0 moi, j&rsquo;aurai achet\u00e9 des billets d&rsquo;avion illico. Sandrine essaya plut\u00f4t de le rassurer en lui disant que les enfants allaient tr\u00e8s bien, il rajouta alors\u00a0: \u00ab\u00a0I&rsquo;m a strong man\u00a0! I fought in Kosovo, I killed men but when it comes to children&#8230; (Je suis un homme fort, j&rsquo;ai combattu au Kosovo, j&rsquo;ai tu\u00e9 des hommes, mais quand il s&rsquo;agit des enfants&#8230;)\u00a0\u00bb. Un peu \u00e9mu, il est all\u00e9 chercher des bonbons en nous disant que ses enfants \u00e0 lui \u00e9taient bien chanceux&#8230;<\/p>\n<p><strong>Un peu d&rsquo;Asie<\/strong><\/p>\n<p>Cette contr\u00e9e d\u00e9sol\u00e9e nous a toutefois permis de faire de belles rencontres. Comme je le disais plus haut, nous avons long\u00e9 des serres pendant plusieurs jours. Nous f\u00fbmes surpris de constater que les travailleurs ne sont pas grecs, mais viennent pour la plupart du Bangladesh, du Pakistan ou d&rsquo;Inde. Un jour, alors que nous demandions \u00e0 un berger si nous pouvions planter la tente dans une oliveraie, un groupe de ces travailleurs nous rejoignit. Nur, celui qui parlait le mieux anglais nous proposa de le suivre, il avait un endroit \u00e0 nous offrir o\u00f9 nous pourrions passer la nuit. Nous le suivirent et nous retrouv\u00e2mes aux abords d&rsquo;une mare cern\u00e9e de serres. Trois d&rsquo;entre elles ne servaient pas \u00e0 la culture, mais avaient \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es pour d&rsquo;autres usages. La premi\u00e8re servait de salle de pri\u00e8re, la seconde \u00e9tait organis\u00e9e en dortoirs et la derni\u00e8re servait de cuisine et de lieu de stockage. La serre principale \u00e9tait compos\u00e9e d&rsquo;un petit vestibule avec des lits et une longue pi\u00e8ce o\u00f9 s&rsquo;entassaient les couchages. Les couchettes \u00e9taient faites de matelas pos\u00e9s sur des palettes sur\u00e9lev\u00e9es par des caisses de lait. Chaque lit accueillait deux travailleurs, en tout, treize personnes dormaient l\u00e0. Nur nous proposait de passer la nuit avec eux, ils s&rsquo;arrangeraient pour nous faire de la place et nous laisser deux lits. Nous nous sentions un peu mal \u00e0 l&rsquo;aise, ne sachant que faire. Refuser les aurait certainement bless\u00e9s, mais accepter nous aurait tous conduits \u00e0 passer une tr\u00e8s mauvaise nuit. Nous imaginions d\u00e9j\u00e0 Yana\u00ebl hurlant, incapable de se rendormir.<\/p>\n<p>Nous avons fini par planter la tente \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des serres et avons pass\u00e9 la soir\u00e9e avec eux. \u00c9trange d\u00e9fil\u00e9 de personnages touchants et attachants, venus tenter leur chance eu Europe dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure. Ils ont achet\u00e9 leur droit de passage pour venir se perdre dans ses serres. Certains au prix fort, l&rsquo;un racontait \u00e0 Sandrine que sa famille avait vendu la maison et la ferme pour lui payer le voyage. Aucun parmi eux ne trouve son compte ici, ils se plaignent bien \u00e9videmment ( Greece, big problem\u00a0! too much big big problem !) de leur condition de vie, entass\u00e9s dans une serre, sans sanitaires ni eau potable et s&rsquo;imaginent d\u00e9j\u00e0 un ailleurs plus flamboyant, en France ou en Italie.<\/p>\n<p>Bien \u00e9videmment, ils sont pay\u00e9s une mis\u00e8re, entre deux cent et quatre cent euros par mois suivant la quantit\u00e9 de travail qu&rsquo;on leur propose. Pas de contrat, ils travaillent quand il y a suffisamment de fraises \u00e0 r\u00e9colter. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux nous demandait si en France on pouvait avoir les m\u00eames conditions de vie ou de travail. Nous nous rappelions alors la rencontre avec Herman en Roumanie qui passait six mois de l&rsquo;ann\u00e9e dans un bidonville \u00e0 Paris et nous leur faisions remarquer que tristement cette mis\u00e8re humaine pouvait aussi \u00eatre le sort qui les attend s&rsquo;ils d\u00e9cidaient de venir en France. La plupart sont pourtant dipl\u00f4m\u00e9s de l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur et s&rsquo;attendaient certainement \u00e0 toute autre chose en rejoignant l&rsquo;Europe. Sandrine me dit plus tard que parmi eux ils y en avaient qui comptaient rentrer au Bangladesh \u00e0 la fin de la saison de fraises. Face au peu de perspective qu&rsquo;on leur offre, c&rsquo;est peut-\u00eatre mieux, m\u00eame si derri\u00e8re il faut aussi assumer une forme d&rsquo;\u00e9chec de celui qui n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 faire fortune \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. C&rsquo;est toujours mieux que de mentir et de faire croire toute sa vie \u00e0 sa famille et \u00e0 ses proches que l&rsquo;on s&rsquo;en sort dans cet ailleurs alors qu&rsquo;en fait, on souffre et l&rsquo;on a du mal \u00e0 joindre les deux bouts.<\/p>\n<p>Cette rencontre restera en tout cas un moment fort de notre voyage et nous ne regrettions d\u00e9j\u00e0 plus d&rsquo;\u00eatre pass\u00e9s par cette r\u00e9gion qui ne nous a pas offert de sites UNESCO, mais un t\u00e9moignage bouleversant sur la situation des migrants ill\u00e9gaux en Europe.<\/p>\n<p><strong>Secousses<\/strong><\/p>\n<p>Nous avons finalement rejoint le petit port de Kyllini mercredi 12 mars et avons saut\u00e9 dans le ferry qui attendait sur le quai. Une travers\u00e9e d&rsquo;une heure pour arriver \u00e0 Poros et constater qu&rsquo;encore une fois nous accostions sur une \u00eele bien montagneuse.<\/p>\n<p>Nous avions pr\u00e9vu d&rsquo;aller au nord de l&rsquo;\u00eele pour reprendre le bateau jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00eele de Lefkada. Encore aurait il fallu que nous sussions (imparfait du subjonctif du verbe savoir) que la route \u00e9tait ferm\u00e9e depuis peu. Deux tremblements de terre ont frapp\u00e9 l&rsquo;\u00eele les 26 janvier et 9 f\u00e9vrier n\u00e9cessitant des travaux sur la route principale. Nous avons \u00e9t\u00e9 contraints de faire plus ou moins une boucle par le sud.<\/p>\n<p>En tout cas, c&rsquo;est une \u00eele tr\u00e8s agr\u00e9able, offrant des plages magnifiques et de belles montagnes verdoyantes. Nous n&rsquo;en avons peut-\u00eatre pas profit\u00e9 \u00e0 sa juste valeur. Nous sommes rest\u00e9s dans la partie plus habit\u00e9e de l&rsquo;\u00eele, agr\u00e9able mais pas aussi sauvage que ce que nous aurions esp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Contrairement aux \u00eeles que nous avons travers\u00e9es jusqu&rsquo;ici, la plupart des champs et des oliveraies sont cl\u00f4tur\u00e9s rendant parfois le camping sauvage un peu compliqu\u00e9. \u00c0 Argostoli, nous avons demand\u00e9 \u00e0 un berger de camper dans le champ o\u00f9 pa\u00eetraient ses brebis. Il nous \u00e0 r\u00e9pondu que c&rsquo;\u00e9tait trop dangereux \u00e0 cause des pakistanais&#8230;. Il nous a conseill\u00e9 de rejoindre le ferry mis \u00e0 la disposition des habitants depuis les tremblements de terre. Int\u00e9ress\u00e9s, nous avons essay\u00e9 d&rsquo;en savoir un peu plus. Les gens semblent avoir \u00e9t\u00e9 vraiment touch\u00e9s par les secousses sismiques. Il faut dire qu&rsquo;il y en a eu plus de 1300 sup\u00e9rieures \u00e0 3 sur l&rsquo;\u00e9chelle de Richter en un mois et on annonce un s\u00e9isme plus important encore prochainement. Il n&rsquo;y a pas eu de victimes, mais la ville de Lixouri par exemple a recul\u00e9 de 20cm. On imagine la sensation que cela doit faire. Nous avons nous aussi eu droit \u00e0 quelques secousses, l\u00e9g\u00e8res. Nous n&rsquo;en menions pas large. Pour la premi\u00e8re fois, notre tente semblait \u00eatre l&rsquo;endroit le plus s\u00e9curitaire de l&rsquo;\u00eele, \u00e0 condition de ne pas s&rsquo;installer au pied d&rsquo;une falaise&#8230;<\/p>\n<p>Concernant notre fameux bateau, le gouvernement grec l&rsquo;a mis en place pour tous les gens qui appr\u00e9hendent de dormir chez eux en cas de nouveau s\u00e9isme ou qui ont subi des d\u00e9g\u00e2ts trop importants. Pas tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise, nous avons \u00e9t\u00e9 demand\u00e9s si nous pouvions nous aussi profiter du confort int\u00e9rieur comme nous l&rsquo;avaient sugg\u00e9r\u00e9 plusieurs personnes. Nous \u00e9tions curieux de voir ce qu&rsquo;il en \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, de rencontrer des \u00ab\u00a0victimes\u00a0\u00bb, de faire nos apprentis journalistes. Comme nous nous y attendions finalement, les militaires arm\u00e9s en charge des contr\u00f4les nous ont gentiment indiqu\u00e9 l&rsquo;h\u00f4tel le plus proche&#8230;<\/p>\n<p><strong>La fin de l&rsquo;hiver et la crise grecque.<\/strong><\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas sans un certain plaisir que nous avons v\u00e9cu sur Kefalonia nos derniers jours d&rsquo;hiver. \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 nous quittons l&rsquo;\u00eele, sonne pour nous le d\u00e9but du printemps et l&rsquo;espoir de jours plus longs et de temp\u00e9ratures en constante hausse. En tout cas, une chose est s\u00fbre, nous avons gagn\u00e9 notre pari contre le froid et le mauvais temps. Comme partout en Europe, il semble que nous n&rsquo;ayons pas vraiment eu d&rsquo;hiver, nous ne nous en plaindrons pas, nous n&rsquo;aurons jamais autant camp\u00e9 qu&rsquo;en f\u00e9vrier. Comme quoi, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire de s&rsquo;exiler tr\u00e8s loin pour conna\u00eetre un peu de douceur.<br \/>\nMais comme dirait l&rsquo;adage \u00a0Souviens toi le printemps dernier, nous restons sur nos gardes. Tout fout le camp et surtout le temps.<\/p>\n<p>Seul b\u00e9mol, nous connaissons \u00e0 notre tour ce que l&rsquo;on aurait tendance \u00e0 appeler la crise grecque. Apr\u00e8s les visites des copains, les s\u00e9jours prolong\u00e9s dans des int\u00e9rieurs douillets et les orgies d\u00e9pensi\u00e8res, nous constatons irr\u00e9m\u00e9diablement que les caisses se vident. Sandrine en ministre des d\u00e9penses pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 pour nous une longue aust\u00e9rit\u00e9. Suffira t&rsquo;elle \u00e0 endiguer la crise\u00a0?<\/p>\n<p>Ronan<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s notre petite pause cocooning \u00e0 Ath\u00e8nes, nous avons repris la route, les v\u00e9los et les bagages d\u00e9laiss\u00e9s depuis 3 semaines. Nous avions d\u00e9cid\u00e9 de rejoindre une \u00eele, Kefalonia, dans l&rsquo;archipel ionien. Les temp\u00e9ratures le jour y sont \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames que sur le continent \u00e0 latitude comparable, mais l&rsquo;insularit\u00e9 nous offrait davantage [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1537,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1479","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-carnets-de-route"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1479"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1544,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479\/revisions\/1544"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1479"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1479"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepennec.org\/partons\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1479"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}